La Sagrada Familia

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Assiégée par les touristes et les corps de métier, dominée par les grues de chantier, recouverte de voiles anti-poussière qui, brillent au soleil, la Sagrada Familia n’a pas l’écrin qu’elle mérite. Ces tours qu’on dirait emballées par Christo, sont plus basses que les grues qui patrouillent leur ciel. On délivre des tickets le matin pour une visite l‘après-midi, 4 heures d’attente, une paille devant ce grand monument qui célèbre la gloire de Gaudi. Comptez une demi-heure supplémentaire pour vous procurer le guide audio et enfin pénétrer dans l’édifice sacré. La façade de la Nativité constitue la mise en bouche, je m’attache aux portes recouvertes de lierre ouvragé dans le métal, des insectes figés tentent la main d’une fillette. Passé le porche s’ouvre une forêt de troncs, une arborescence de pierres, impression soufflante soulignée, quand on baisse les yeux latéralement, par des vitraux flamboyants sertis dans un cadre austère et raide. C’est sans doute le prélude à la façade de la passion qui fait face à l’ouest et qui est sèche comme un os, une exception toutefois pour les portes de lourd métal aux inscriptions en relief, très belles.

Cet édifice a été commencé au 19ème siècle et comme les vastes chantiers des cathédrales d’un autre temps, il se terminera dans 10 ou 15 ans, peut-être davantage. Une vie d’homme ne suffit pas pour voir sa conclusion et sans doute que le seul Gaudi est interprété et réinterprété pour donner à cet édifice sa forme terminale. En 1936, les plans furent brûlés et les maquettes, détruites.

Visiter la Sagrada Familia c’est prendre un bain de foule et de bruit, l ‘acoustique qu’on dit excellente répercute admirablement le chaos sonore du chantier, au point de crever l’enveloppe douillette des écouteurs. La sérénité du lieu ne sera goûtée que par les générations futures. Entretemps, la vaste entreprise de construction fait ses choux gras du tourisme de masse qui pour information vous coûte la bagatelle de 20 euros sans accès à l’ascenseur. Pour monter dans les tours, c’est un autre billet. Cher pour se faire casser la tête au marteau-piqueur pendant une heure.

A la sortie, l’école destinée aux enfants du quartier, construite au début du siècle, est une merveille de simplicité et d’élégance formelle, j’y ai trouvé la sérénité qui m’a manquée dans le prestigieux édifice voisin.

Waterwheel, appel à contributions

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APPEL A CONTRIBUTIONS :
EAU TROUBLE – Eau, Guerre et Paix
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Waterwheel invite artistes, scientifiques, militants, enseignants et jeunes
à contribuer en téléchargeant cartes postales digitales, poèmes ou textes
sur le thème « EAU TROUBLE – Eau, Guerre et Paix ».

Date Limite : 9 mars 2015
Les formats peuvent être vidéo, images, animation,
audio, texte ou diaporamas – détails 

Un panel d’invités spéciaux discutera les entrées sélectionnées, et répondra au public en ligne, en direct sur le TAP, le système de vidéo-conférence et de mixage de média. Et ce, durant la conférence Balance-Unbalance, qui sera tenue à l’université de l’Etat d’Arizona, USA, du 27 au 29 mars 2015.

Les contributions téléchargées sur le NOUVEAU site de Waterwheel avant le 9 mars, avec le mot-clé HOT2015, entreront dans le tirage au sort pour gagner un CD.

Préparez vos médias maintenant pour les téléchargés dès que le NOUVEAU site de Waterwheel sera opérationnel!

Les invités, l’heure et le lien vers le Tap seront annoncés proche de la date, sur le site et la newsletter de Waterwheel, le blog, twitter et le groupe Facebook.
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L’expression anglaise « HOT WATER » signifie être en difficulté. Nous l’avons traduite par « EAU TROUBLE ».
Actuellement, changement climatique, dégradation de l’environnement, violations des droits, politique volatiles et conflits suggèrent tous « HOT WATER ».

L’eau est un élément fondamental pour tous les êtres sur Terre.
Un symbole de vie et un «bien commun» qui devrait être accessible à tous, l’eau est en train de devenir une marchandise pour certains, et souvent prise en otage dans les conflits afin d’assiéger et de déplacer la population. Les entreprises, gouvernements et industries telles que l’industrie minière et le tourisme l’utilisent à court terme pour leurs propres avantages, privant les gens – en particulier les indigènes et les agriculteurs – de leurs droits, provoquant pollution, menaçant santé et environnement, et compromettant la gestion de l’eau à long terme.

Comment art, science, design et activisme peuvent rétablir la valeur sociale, culturelle et environnementale de l’eau?
Comment pouvons-nous partager la responsabilité de l’eau d’une manière positive?
Comment pouvons-nous préserver le droit d’accès à l’eau?
Comment le partage des connaissances inter-générationelles peut nous sortir de « HOT WATER » ou l’EAU TROUBLE, mettre fin aux conflits et trouver la paix?

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